Suite de Candide " l'esclave de Surinam"
.Sujet : Ecrivez un dialogue où Candide attaque l'esclavagisme, ainsi que Monsieur Vanderdendur qui lui défend l'esclavagisme. Faites une morale.
REYSS MARGAUX
1ere STG 1
Un jour /07
Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans le Surinam en compagnie de Cacambo. Ils marchèrent quelques heures à travers la ville, et s'arrêtèrent chez un pauvre marchand d'ânes. Là-bas, ils décidèrent de lui en acheter deux. Le voyage serait sûrement moins fatigant, et le paysage plus agréable à regarder de haut. Tout au long de son périple, sillonnant les rues animées et les vifs vallons, Candide ne cessait de repenser à ce pauvre esclave, amputé et soumis à cet infâme Vanderdendur. Il ne comprenait pas que cet acte abominable pouvait exister. Et il laissa s'échapper de nouveau, quelques larmes chaudes et profondes. Soudain, ils franchirent un sentier et aperçurent au loin une chaleureuse auberge. Les deux compagnons, faméliques, décidèrent de s'y arrêter pour assouvir leurs appétits voraces. Alors qu'ils attachaient leurs baudets, Candide et Cacambo entendirent des clameurs de rage, de haine peut être. Ils se retournèrent, et virent arriver un magnifique étalon noir, monté par un gras et hargneux chevalier. Autour de sa forte corpulence, des ses habits majestueux et de sa longue moustache reflétant sa noblesse, se trouvaient 3 esclaves rués de coups. Leurs peaux noires étaient entaillées de tous les côtés, laissant le sang s'écoulait sur la lourde carriole remplies de caisses d'ors. Ils s'arrêtèrent près de nous. Candide pris de fureur, et de dégoût, de compassion et de naïveté se lança à toutes jambes vers Vanderdendur. Il leva la tête, pour atteindre son regard, et commença :
- « Comment osez vous battre ces braves hommes, jusqu'à ce que leur sang s'échappe de leurs peaux !!? »
- Vous êtes ? Dit le chevalier.
- Candide ! lança t'il
- Alors, piètre candide, sachez que je n'oserai jamais rosser des hommes. Affirma Vanderdendur.
- Mensonges ! Regardez autour de vous, à vos pieds ! Ces hommes ! Fils de dieu ! Remplis de peur et d'épuisement. Ne sont ils pas des hommes ?
- Voyez, « repris Vanderdendur »ces esclaves, mes esclaves, ne sont qu'en fait une illusion de l'homme. Je vous dis, une illusion, car leurs peaux noires et leur nez aplatis les renient de toutes sociétés humaines, et font d'eux de pauvres individus comparables à des animaux. N'est ce pas simple, mon cher candide ?
- Mais qui êtes vous, pour affirmer de tels choses avec une prospérité de verrat ! Ces personnes ont des yeux, des jambes, des bras aussi long les nôtres, mais aussi une panse et une bouche capable d'engloutir autant de pitances que nous ! s'exalta Candide
- Je suis Mr Vanderdendur. Ne connaissez-vous pas ce noble nom ? Mettons que ces nègres, soient des hommes qu'est ce qui m'empêcherait d'acheter des esclaves ? Et de les frapper à mon désir. Rétorqua Vanderdendur »
Quand Candide entendit ce nom, le souvenir du pauvre homme sans une jambe, ni un bras, lui revint. Malgré cela, il décida pour l'instant de ne rien dire.
- « Ce qui vous en empêcherait serait le simple fait que vos homme nègres et esclaves , sont fils de Dieu. Et croyant, que vous devez être, je dois vous rappeler que dans la Bible il est écrit « aide ton prochain » et non pas « bats ton prochain . expliqua Candide
- C'est n'est pas faux, mon petit homme. Mais, bien que je sois croyant, je suis aussi vivant. Et nous vivons actuellement dans un monde où l'argent règne. Alors pourquoi acheter des hommes blancs, cher et fainéant plutôt que des hommes noirs, fort et peu coûteux ?! La monnaie est une trop bonne épouse pour que je l'utilise à tout va. Remarqua le chevalier.
- Vous êtes affreux, répugnant et odieux ! Si seulement vous étiez cultivé un minimum, vous sauriez qu'il est inadmissible d'employer des hommes pour vos besoins nécessaires et indispensables ! S'énerva Candide.
- Mes besoins nécessaires et indispensables ??? ! Riposta Mr Vanderdendur
- Oui, grâce à eux, des gens si vaillant, nous pouvons manger du sucre. Vous pouvez manger du sucre. De plus, ne m'affirmez pas que vous les nourrissiez, un bout de pain, accompagné d'eau usée ressemble à du . Je vous couperai bien la langue, et crèverez les yeux autant que vous coupez les jambes et bras de vos esclaves. Ah quand je repense à ce pauvre esclave..
- Quel pauvre esclave ! ?
- L'homme noir, a l'entrée de Surinam, qui attendait amèrement votre retour. Celui dont les habits ne sont plus que haillons sinistres et misérables. L'homme qui doit marcher sur une jambe, et vivre avec une main. L'homme que vous avez maltraité. »
A ce moment, là Cacambo vit arrivé au loin, une ombre boiteuse. Il comprit que c'était l'esclave de Surinam, et prévint Candide de son retour. Mais à peine eue-t'il le temps d'informer son compagnon, que Mr Vanderdendur se lança dans un grand galop jusqu'à atteindre le nègre blessé. Il l'attrapa par le dernier bras, fit demi-tour et le traîna contre la terre rocailleuse. Les pierres tranchantes, lui lacéraient le corps tandis que sa tête lourde et sans espoir cognait durement le sol. Soudain, le tyran esclavagiste s'arrêta, recula de quelques pas, sortis sa lame et lui trancha froidement le reste de ses membres. Fière de son acte abominable, Mr Vanderdendur déclara :
- « Ne vous emportez pas, je ne puis rien pour vous, il existe une hiérarchie dans ce monde, les nègres sont inférieurs, la preuve est qu'ils sont au sud. Et vous ne pourriez rien changer à cela. Regardez le, se débattre à corps perdu tel un animal se faisait dépecer vivant. Un vrai tableau. Sur ces quelques paroles, mon cher, je vais retourner à mes nobles occupations.
- Assassin, riche et grossier despote. J'espère que.. Candide se tus. »
Mr Vanderdendur était rentré dans l'auberge, tandis que ces esclaves étaient attachés à une barrière. Cacambo, pris Candide par la main et lui dit :
« Tu seras mon grand ami, qu'il ne faut jamais combattre un homme qui n'a rien à perdre. Car, c'est s'épuiser pour une chose qui ne s'éteindra jamais. »
Et ils repartirent vers le soleil couchant, laissant quelques larmes de déception sur leur monture ainsi que le corps mort et épuisé d'un homme qui n'aura pas su vivre.
Correction et commentaires inscrits sur la feuille à son retour : " ce travail est il personnel ?"
Il n'est pas personnel, il est bien plus que ca.